08 juin 2009
IZIA

L'histoire commence à Pantin pour photographier Fortune. Ils répètent chez Izia. Elle aime. Son album se prépare. Il lui faut des portraits.
C'est en décembre et la température n'est pourtant pas atroce. C'est un week-end. Entre deux eaux douces et deux averses. Blackbird alterne avec Bashung pendant les préparatifs. Son cœur bât toujours trop vite quand on commence un portrait. C'est à l'intérieur. Face à face. Douze poses. Douce pause. Et ça recommence. Gossip dérange les enceintes étriquées du Ipod à l'extérieur. La nuit tombe. Flashs. C'est terminé.
Le lendemain il faut s'apprivoiser de nouveau, avec le groupe cette fois. C'est déroutant l'argentique, on ne voit jamais le résultat. On a oublié comment faire pour se fabriquer une idée de ce que cet instant va représenter. Avant la douche et le vestiaire, c'est la rue qui hurle Whole A Lotta Love. Backstage Sophie, Aziza, Carole et Cathy. Le contre champs c'est Jacques. La cavale c'est Vincent, Seb Hoog et Toustou. Izia se déchaîne et j'essaie de rebondir.
- L'ALBUM (les images) d'IZIA -
MAI 2009
Retard chronologique et décalage horaire facétieux. En mai ce sont des jalons qui se sont posés doucement. J'ai dû laisser mes images personnelles un peu de côté. Tout en continuant à photographier personnellement les sujets imposés.
track list //////////////////////////////////////////////
1-COCONUT RECORDS/it's not you, it's me
2-PHOENIX/lisztomania
3-DEPARTMENT OF EAGLES/no one does it like you
4-AL GREEN/simply beautiful
5-LATE OF THE PIER/heartbeat
10 mai 2009
AVRIL 2009
Avril court toujours. C'est un drôle de tournant qui se négocie sur chaussée humide et en pneus slicks. Une sorte de Austin Healey décapotée (c'est entendu) et lancée dans laquelle raisonnerait les premiers écueils estivaux d'une musique adéquate. Un truc propice à se donner la confiance nécessaire pour passer coûte que coûte.
Avril c'est l'été qui approche sans se presser, le cuir moucheté des pluies encore tenace des jours gris. Les premiers balbutiements ensoleillés du soleil gêné qui réchauffe tout. Les âmes et les cœurs se déshabillent tranquillement. Il n'y a que la patience qui vaille. J'ai tout mon temps. J'ai photographié sans me presser.
track list ///////////////////
1-BASHUNG/La nuit je mens
2-PEACHES/Talk to me
3-FORTUNE/Since your Gone
4-METRONOMY/The End Of To You
5-PETE DOHERTY/Palace of Bone
JORDAN BELFORT : trader repenti

Hôtel Bristol.
Physique américain. Un stéréotype en guise d'entrée en matière. Dans le discours, le repentir de l'ex-trader se traduit par des actes. Comme il l'annonçait sur le plateau du Grand Journal le 21 avril en répondant à l'invitation de Christine Lagarde. Madame la ministre n'a pas vraiment tenu ses engagements - c.f. la lettre ouverte dans Le Monde.
Dans le regard de cet homme et dans sa solitude troublante, en le photographiant, je suis certain de son engagement.
BOURGES au printemps
Bourges, le Printemps. Une première. Coup de tête assorti d'une volonté professionnel et me voilà sous la pluie, brasserie de Maître Kanter en train de ouïr un air des Naïve New Beaters sur la scène de la cathédrale toute proche. Je viens voir jouer Izia, entre autres. Et la soirée file : entre les flaques, peu de flops, succès sur toute la ligne. Pour une fois je profite de la musique. J'écoute des concerts, ça ne m'était pas arrivé depuis bien longtemps. Quelques images à la volée, un live de Ghinzu surprenatn d'énergie, des suées électro entre Etienne de Crécy toujours aussi efficace en live et la démance du set des Birdys qui corobore l'état de grâce de la soirée. La fatigue me rattrappe, l'hotel et le week-end étaient parfaits.
- ALBUM DU PRINTEMPS DE BOURGES 2009 -
01 mai 2009
MARS 2009
C'est Mars et le printemps possible. Il y avait de l'OfR dans l'air pour vernir en musique des expos épatantes et des rencontres de bar à base de petits mots laissés sur le comptoir. Mars en musique préfigurait déjà le Panoramas d'avril avec Fortune au Batofar. Mars tambour latant, giboulé d'impressions qu'il ne restait plus qu'à vérifier.
21 avril 2009
FOR LAst FIESTA
Suite et peut-être fin de la série For la Fiesta.
Il n'y avait plus de miss cette année. Laure, miss 2006, était toujours présente avec Mickaël, son copain, mais ce n'était plus pareil. La municipalité a décidé de changer un peu l'orientation de la fête et de confier les festivités à un comité paritaire d'animation composé à la fois d'élus, de membres du comité des fêtes et de volontaires participant à la fête.
Je ne pense pas qu'il s'agisse d'une mauvaise décision, mais elle n'était pas indifférente à cette drôle d'ambiance. Il faisait froid. Il pleuvait. Pas de majorettes, mais des voitures anciennes. Et même si les anciennes majorettes étaient un peu frêles dans le froid d'avril, pas très professionnelles, le jeté de bâton approximatif, je dois bien avouer que le juste au corps orange zébré noir vient à manquer. Les confettis collent sous la pluie, le vent ne balaye pas les rues. La fêtes colle aux basques.
Et puis le char de la Reine n'est pas là. Monsieur Loyal en moustaches-mascara, cocher du bouquet final de roses blanches qui clôture le cortège manque aussi à l'appel.
Est-ce moi qui est laissé un peu trop d'enfance derrière moi, la nostalgie galvanisée par ce ciel de plomb ? Est-ce que j'ai pris désormais trop de distance avec ce qui se passe sous mes yeux pour le percevoir ainsi ? Je ne sais pas. Je cherche encore. A travers mon appareil photo, je cherche encore.
20 avril 2009
KUTU FOLK
Ambiance Shining au Métropole, hôtel désuet de La Bourboule. Portrait juste après un concert aux thermes tout à fait doux et adéquat.
17 avril 2009
PANORAMAS COMPLET
La douzième édition du festival Panoramas est un succès sur toute la ligne!
Les ambitions des organisateurs sont comblées, certes, celle du public aussi, et celles de ma pomme également : partir pour la deuxième fois en Bretagne après la folie de la précédente édition me paraissait évident. Mes chers confrères absents me faisait cependant appréhender le déroulement des opérations avec de sérieux doutes... Mais non ! même le temps était de la partie : le farniente ensoleillé entrecoupait les séquences musicales nocturnes. Plateau de fruits de mers avant un plateau électro/hip-hop plus homogène cette année : un bon mix. Il y avait moins de monde sur les plages que sur les dance floor du Parc Expo de Morlaix, complet dès minuit le samedi soir.
Le vendredi annonçait la couleur. Dabaaz commençait très en verve devant un public réduit mais conquis. On retiendra ensuite le set de Tepr & Filip Dean.
Samedi c'est piscine avec Mondkopf. Bonnets de bain et maillots ajustés pour un set millimétré. Ambiance propice à la détente plus qu'au dos crawlé frénétique, mais pari réussi. Le public averti est bel et bien présent et se confond avec les novices qui apprécient : faire la planche sur de l'électro, ça marche, sisi !
Grosse programmation le soir avec en figure de proue les Birdy Nam Nam qu'on ne présente plus et Miss Kittin & The Hacker pour leur succéder sur la grande scène. L'autre grande sensation live de la soirée c'est Ebony Bones, naturellement. Sur la petite scène, le Tsugi Crew était réprésenté dignement par Thibault pour ouvrir le bal. Horaire peu évident mais contrat rempli : un millier de Breton frétillaient encore quand il laissait les manettes à Strip Steve. L'épilogue de la soirée sera le somptueux set de Popof d'anthologie adoubé par 1500 paires de bras encore vivace à 6h du matin, plus énervé encore qu'une bande de tecnoïdes parisiens maximals pour réclamer la suite.
Le week-end, quant à lui, s'achève en club, au Coatélan, vestige vivace de la scène locale. Karkwa nous enchante, Sexy Sushi, très attendu, déchante et nous fait le coup de la panne. Entre les deux, les nordistes de Curry & Coco ont simplement retourné le club.
Pour ma part j'ai fini en chenille sur la scène entre les Switch On's featuring Lionel (Fortune) mais ça n'étonnera personne : cette fois c'est une certitude, les Bretons sont vraiment tarés !
16 avril 2009
SAINT COSME - Quatuor Ebene Style


C'était à Saint-Cosme, sous le soleil tranquille du printemps qui n'allait pas tarder à arriver. Les Ebène sont au complet, c'est la team, le trip de se payer un marathon version concert. Avec Mathieu en DA avisé de la situation, et Raphaël en homme orchestre.
Ronsard au bout du jardin et un festival dans la chapelle. Blotti dans le cœur, je vibrais : plutôt pas mal pour un concert de cordes.
10 avril 2009
GUILLAUME, Æ, etc.
Guillaume c'est une drôle de rencontre. Entre un skateboard et une roulée au débotté, devant OFR.
C'est l'incendie froid qui embrase la voute de la galerie Moretti pendant l'expo street art du mois dernier. Et le frisson qui remonte sur les omoplates comme glisse l'eau au plafond.
C'est de la précision sentimentale en barre, version diary flip sans grabs, c'est un tour de magie, un paradoxe immédiat. Une évidence, ça ne s'explique pas, c'est comme ça.
03 avril 2009
FEVRIER 2009
C'était février.
L'hiver et la neige en flocons ; le train sûr, déraille et moi avec. Cabrioles sur voie express en solitaire, les paupières trop lourdes pour un dimanche matin, presque endormi pour toujours, mais indemne.
Des strates encore et encore de temps passé à regarder le vent léger et sûr qui balayerai sans doute l'hiver.


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12 mars 2009
SOMETHING A LA MODE - PAP Homme + PAP Femme - automne/hiver 2010
JANVIER 2009
Après le temps de repos nécessaire à l'argentique, j'ai décidé d'éditer tous les mois les images classées "divers". Ces images sont inutiles mais sont pourtant celles qui sont le plus proche de moi, puisqu'elles constituent les archives singulières d'un point de vue unique mouvant à chaque instant.
La démarche est intéressée. Il ne s'agit de dire “voilà ce que j'ai vu” ou “voilà ce que j'ai vécu”, il s'agit d'observer ce qu'il reste d'un instant unique que nous n'avons pas partagé, si proches ou si loin que nous sommes. Ce qui compte dans chaque image, c'est ce qu'elle évoque à celui qui la regarde. C'est cette petite histoire personnelle qui m'intéresse. Chacune d'entre elle est unique puisqu'elle fait appel à l'imaginaire du spectateur confronté à une hypothèse du réel attrapé au vol.
Bref, voyez ce que je n'ai sans doute jamais vu, ce que j'ai cru voir et que vous verrez sans doute, ce que je ne verrais jamais et qui sera pourtant comme une évidence à vos yeux.
Voilà ce qu'il reste du mois de janvier 2009. Des bribes de décembre enneigé et quelques pressentiments hivernaux. Dans ces méandres saisonniers je circule sans rail de sécurité à vue. La suite avec quelques mois de recul aujourd'hui me paraît logique. Rien n'était évident à l'époque. L'été 80 était en marche et plus que mon monde cela révolutionnerai les alentours.
Été 80 est le nom de l'agence dédiée au corporate qui accapare mon énergie en ce moment. Je transite du statut d'indépendant à celui d'entrepreneur (certes bien accompagné par mon associé) et c'est une sorte de profonde inspiration qui précède le plongeon. Des jours studieux à recaler, incompatibles avec une vision de l'activité d'éditing exclusivement nocturne. Docteur Jekyll and Mister Hide comme compagnie, l'un des deux à assimiler avec un penchant pour une réalité Hemingwayienne et toute parisienne, entre le Harry's Bar et quelques escapades rive gauche qui contrastent avec une frainésie noctambule dans l'est de la capitale.
Et la solitude dans tout ça ? Une compagne, une habitude dès que possible. C'est une nécessité pour laisser le temps au humeurs de se reposer. C'est le socle sédimenté utile pour rebondir vers une suite si proche et pourtant invisible à l'œil nu.
13 février 2009
RETOUR NEIGE
Il neige et je rentre sous la neige. Paris sera peut-être blanc quand je filerai Gare de Lyon tout à l'heure. Il n'y avait pas d'autres issue ce soir. Une drôle d'impression tout aussi cotonneuse que ces flocons qui dégringolent lentement sur mon pull-over c'est imprimé. J'ai laissé mon amoureuse unilatérale se défiler, c'est un excellent moyen de passer à autre chose. La raison était un vernissage où j'ai rencontré des personnes fragiles et affleurant la peau. N'est-ce pas ça qui compte ? la rencontre et l'échange ? Je sors d'une relation chaotique sans équivoque qui me laisse un goût d'inachevé. Et la Neige tombe toujours. La question de ce soir était de savoir si il est nécessaire de se mettre en danger pour créer, et si oui s'il est important d'être au centre de la démarche, c'est-à-dire artiste total ou bien prendre le temps de s'assurer une plénitude accomplie pour enfin s'atteler à la tâche douloureuse de se retrouver en face de soi , nu et sans détour pour enfin commencer à créer de manière libérée, sans contrainte.
J'essaie et je vous raconte.

L'Auvergne enneigée est d'une éloquence insoupçonnée.
12 décembre 2008
RAMBLA à la pointe de la plume
Il y a quelques années, j'ai rencontré Barcelone. C'est Llibert Tarrago qui me l'a présenté. J'ai passé là-bas le temps rêvé pour un photographe. Je me réveillais et je partais à la rencontre de la Rambla. Pas celles que vous connaissez sans doute, celle de Poble Nou, le quartier de Llibert.
Aujourd'hui avec un peu de recul, nous reprenons notre collaboration. Il s'agit d'allers-retours entre ces images et ses mots.
Cette série vient de commencer sur le blog de Llibert : http://tarrago.blog.lemonde.fr/
05 décembre 2008
JOHN and JEHN aux TRANSMUSICALES
John and Jehn, la première fois, je les ai croisés sur ma platine un soir par hasard.
Il se passe un truc curieux quelquefois : le son passe à fleur de peau et on ne peut plus s'en défaire. C'est un vieux jean, une vieille paire de groles sans ages avec une patine incroyable.
Entre Romer, Wes Anderson, les paupières lourdes et ce bistro désuet de la gare de Rennes, nous, et eux surtout. Un drôle de post-petit déjeuner improvisé en interview, deux jus d'orange, trois photos. Du grain. Il pleuvait.
27 novembre 2008
UNE JOURNEE A CHRISTIANA, COPENHAGUE, DANEMARK
Ma journée à Christiana devait être simple, calme et tranquille. Le but était de photographier les gens chez eux. En effet dans un univers de débrouille à base de bric et de broc, je trouvais intéressant de ressituer les habitants de cette île hippie dans leur propre univers. Curieusement, une démarche communautaire exacerbe les personnalités, et comme chacun customise son habitat à son image le parallèle était évident.
Christiana est à une encablée du centre historique de Copenhague, si proche. Rien ne semble coller pourtant en terme social avec leurs concitoyens. On qualifierait les Christianiens de doux dingues. Ils ne font pas de vagues tant qu'on les laisse tranquille et ils participent à développer une certaine image plus Rock and Roll que la capitale qui semble ronronner, enmitouflée dans un quotidien bien huilé.
Quand je suis arrivé sur place, une "demo" était prévue. On parlait "demo" et "cops" autour de moi. Je ne voyais pas bien quelle pouvait être la démonstration proposée en compagnie de la police. En fait, une "demo" c'est une manifestation. La police avait rasé un étage, soi-disant illégal, d'une maison et embarqué deux caravannes la nuit-même. Par représaille, le conseil, c'est-à-dire tous les résidents de Christiana, a décidé de faire entendre la voix de la communauté menacée aux Danois. L'enjeu est de taille puisque la spéculation va bon train et que les accords historiques tacites entre les squateurs et la commune socialiste s'émoussent au profit de la manne financière immobilière que représente 50 ha situés sur l'autre rive du canal en face du centre-ville.
Les Christianiens ne sont pas tous des enfants de cœur et synthétisent une certaine aversion pour le pouvoir. Etant donné le nombre de RoboCops au mètre carré, je me doutais que la journée serait sans doute plus Rock'n'Roll que prévue.
Donc en route pour la manifestation, dans une belle ambiance joyeuse, fumante de bon matin, il n'en reste pas moins que nous sommes fort bien entourés : la police bloc l'accès au centre sur chaque pont.
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Peu de médias sont présents : l'AFP, deux journaux locaux et Tanja, la représentante fluo de TV Christiana, micro-fleur et casquette pour afficher la décontraction et taquiner la patience des policiers. Christiana n'intéresse pas les Danois, d'après des manifestants, l'intérêt individuel et le niveau de vie du Danois moyen l'assoit dans une ignorance volontaire de ce qui sort de ses limites conventionnelles. Je remarque simplement qu'il n'y a pas de TV nationale et le journaliste de l'AFP me confie que personne ne relayera au niveau national.
Au delà du jugement, je me demande simplement pourquoi ? Réponse : le gouvernement n'a pas envie d'assimiler ces hippies mondialement connus à une culture danoise très aseptisée.
Le long des berges de Christiana, on aperçoit en face, de l'autre côté du canal, une marina pour CSP+ et les bateaux qui vont avec. Contraste. Nous sommes accueillis, de retour des manifestations mâtinales, par un Christianien amateur de corne de brume. Ambiance.
Le cortège s'est étiolé depuis que nous remontons le long du canal. Nous longeons la communauté et beaucoup de manifestants ont retrouvé leurs pénates. J'ai rencontré des français et des espagnols, les victimes de la rafle de caravane nocturne. Ils me montrent le site en question. Nous nous dirigeons ensuite sur le site de la maison démolie dans la nuit. Nous ne sommes plus qu'une vingtaine.
La maison donne sur un des nombreux étangs du secteur. Plutôt paisible. Sitôt arrivés des volontaires entament la reconstruction du deuxième étage et font sauter le cadenas posé le matin même : les soit disant propriétaires sont à la rue pour l'instant.
Autour c'est le calme absolu. J'en profite pour rencontrer quelques résidents et poser des questions sur la situation du point de vue d'habitués du secteur.
(de gauche à droite, de bas en haut)
Alexandre a aidé à l'embellissement extérieur de la maison détruite : il est français et fait la route depuis pas mal de temps. Il aimerait bien vivre ici un temps en continuant à faire profiter de ses talents de touche à tout astucieux du bâtiment. Échange de bon procédé pour gagner le gite et le couvert.
Dennis et Tanja sont les trublions de la communauté, à l'origine de TV Christiana, diffusée sur le satellite. Des reportages plutôt orientés culture au quotidien, en ce moment on vire dans le social. Mais TV Christiana interesse surtout les Christianiens...
Alexandre (à droite) et son compatriote Lars se sont retrouvés sans caravanne. Alexandre squaté la deuxième caravanne qu'un ami de Lars avait déposé sur son terrain. Parti en gauguette, Alexandre en profitait pour dormir au chaud. Ses affaires sont partis avec le logis. Sous scellés pour enquête, il ne savait pas s'il allait pouvoir les récupérer.
Rita ne vie pas à Christiana mais elle y a presque tous ses amis. Elle aime passer son temps ici et elle ne comprend pas l'agressivité de la commune. "Copenhague ne serait plus pareil sans Christiana," me confie-t-elle.
Entre temps, les policiers ont repéré le manège sur le toit depuis leur hélicoptère qui ne nous a pas quitté depuis le début de la mâtinée. Ils interviennent en encerclant la maison, évacuant les manutentionnaires qui œuvraient sur place, puis les journalistes, nous maintenant à bonne distance de caméra. Au même moment et à l'autre bout du domaine ils bloquent les sorties en filtrant les groupes. Le but est clair : éviter une manifestation bis et nocturne qui dégénérerait à coup sûr.
16 h. Bien entendu, les portables sont sur écoute. Les christianiens mettent à profits le meilleur moyen de diffusion de l'information, étant donné que nous étions tous retenus à l'intérieur : le bouche à oreille. Ainsi la communauté propose de bloquer un pont plus important que le matin : rendez-vous pris à 17h le soir même sur le dit pont. Tout le monde s'échappe au compte goutte par groupe de un, tandis que Tanja provoque toujours les policiers qui nous bloque l'entrée de l'Union Européenne comme l'indique le fronton à l'entrée de Christiana.
16h50. Nous arrivons les us après les autres sur le pont, de part et d'autre. La police veille depuis l'hélicoptère : deux camions de CRS sont déjà sur place. L'action devra être rapide et bien coordonnée pour avoir une chance de fonctionner.
Le blocage a duré trente minutes. Et ce fut la course aux lacrimos, riposte aux jets de pierres qu'une délégation moins pacifiste catapultait de sous le pont sur le cordon de police. Les CRS ont d'abord assuré la circulation, puis évacué le gros des manifestants sur un côté, le long de la balustrade, avant de veiller à leur évacuation direction Christiana. Le but avoué était de créer une diversion pour investir le Hilton, toucher les affairistes et les touristes, la police a anticipée.
Des combats de rue ont éclatés et se sont poursuivis jusque tard dans la nuit. L'hélicoptère, obligé d'abaisser son altitude pour éclairer le théâtre des affrontement au sol était pris d'assaut par des feux d'artifices et des fusées de détresse. Il y a eu 15 blessés et deux interpellations du côté des christianiens, 2 policiers blessés. Le lendemain, les tabloïds qui dégnaient relater l'événement penchaient pour la diabolisation de ces hippies pas si peace and love.
J'ai pris le parti de témoigner des revendications de ces doux dingues qui filent l'idéal de résister à la spéculation galopante. Je n'estime pas prendre parti. Je ne connais pas les tenants et les aboutissants ni le contexte politique qui président à cette situation. Je sais simplement qu'ils ont quelque chose à dire et je crois qu'il est important de leur donner une chance supplémentaire d'être entendus. Cette entreprise a sûrement beaucoup de défaut, comme la plupart des modèles de société, mais il a le mérite d'exister, il représente l'idéal de certains. Si la seule oposition valable c'est la perte d'espace viable, cette situation est révoltante.
GUITARE HEROS
Pour Vox Pop direction la banlieue Est dans l'antre des héros de la guitare des temps moderne. Grand reportage dans un petit espace : une chambre de 12 mètres carrés avec deux ordinateurs World Of Warcraftés et deux lits superposés.
Deux frangins et leur pote Raphaël nous accueillent. Nous sommes dans un réduit post-ado classique : images de filles dénudées et mangas au murs. Mais nos gamers ne sont pas des durs de durs, victime du syndrome no-life, c'est d'ailleurs ce qui fait le succès de GH3 : c'est la récréation du player aguéri, le moment de détente sur console pour novices nombreux. J'ai joué, j'ai perdu. L'article de Marie est parfait et le portfolio, c'est ici.
- l'album VOXPOP/GUITARE HEROS-
VOX-POP ///
Vox Pop fête ses un an d'existence : comme c'est un chouette magazine, avec un gros contenu, des prod photos argentiques et une mise en page digne de ce nom, je vous invite vous procurer le numéro anniversaire thématisé sur le futur, disponible dans tous les bons kiosques. C'est un bimestriel, alors profitez-en, il vous reste encore un mois.







































































































