07 mai 2008
Gervais
Arrête de tourner la cuillère dans la tasse, tu vas finir par crever la table.
Ca fait des années que le temps passe moins vite. Tout doucement. Sa dernière manifestation tangible, celle qui témoigne que tu es encore vivant, c'est cette cuillère que tu tournes dans ton café. Et les cafés tu les enchaînes pour être sûr que le temps ne s'arrête pas trop longtemps.
Tu tournes et tournes encore. Tu ne prendrais pas de sucre que ça ne changerait rien. La tasse est un duralex sans âge : tu n'as pas effacé le numéro, il s'est effacé tout seul.
C'est facile d'écrire la tristesse et l'inertie, c'est certainement plus dur de vivre avec. Je te le dis, c'est dur.
La prochaine fois ce sera un clope que tu rouleras sur le coin de la table et tu fumeras à la fenêtre. C'est les passants et les voitures qui figureront la vie qui glisse sous toi depuis ton promontoire des toits.
Je te tutois. J'aurai dû, plus souvent, t'appeler "Papa".
30 avril 2008
JULIENMIGNOT.COM
Chloé au Paris-Paris
A chaque fois quand je vois Chloé c'est la même chose. Je suis
triste parce que j'ai mon sac avec un appareil, des pellicules et que
je ne peux pas bouger mon corps comme m'y pousse absolument tout dans
son set. Alors j'essaie au moins de claquer trois bonnes images, c'est
déjà ça...



FORTUNE - Showcase
Fortune joue au Showcase. Je dois faire les portraits. La balance
n'a que deux heures de retard, les portes n'ouvrent que dans trente
minutes et pourtant tout est bien. Le smile sur scène, peu de monde
mais un set crescendo qui termine très fort. Juste heureux d'avoir
assisté à la performance.
Après l'ambiance Showcase c'est des
serveurs qui ont beaucoup plus de gomina que d'humour. Une tolérance
aussi limité que leur compréhension et une frustration tout à fait
palpable. Tout à l'inverse, l'équipe technique, outre une pénurie de DI
pour cause certainement de budget technique consacré au light est juste
parfaite : agréable, tout sourire, au petit soins.
Pourquoi une
telle description des coulisses brumeux d'une boîte si polémique ? Et
bien simplement pour comprendre ladite polémique : un public très
fils-à-papa XVIe qui possède 28 fois mon salaire en fringue sur lui
juste ce soir là. Pas pour la texture du tissus, le galbé de la coupe
ou bien la qualité de la doublure. Non, juste pour faire chic. C'est
triste le total look m'as-tu vu. Ca c'est le côté boîte. Le côté
musique c'est du bon son, un line-up plus qu'interessante et une vraie
équipe derrière. Malheureusement, quand on est du côté boîte de la
barrière, on ne se sent pas bien (quand je dis "on", entendez les gens
comme moi : contactez l'auteur pour plus de précisions). Et de l'autre,
c'est juste top.
Alors sans rancune, messieurs les serveurs et
autres petite mains qui œuvrez juste sous le pont Alexandre III : on ne
jettera plus jamais de glaçon dans les loges (PS : merci à Vincent et
Tanguy pour la régie et la gestion de la fonte). Souriez, vous étiez
shooté !
Danton EEPROM - Social Club
Quand Danton lache sa Fabric de tube Londonienne c'est pour nous livrer un live tout chaud sans avoir pour autant laché son dandy style qui lui va si bien, ni son couple pétale-micro old school : Danton cherche le Rock et le trouve ! Right there :
Jamie VS. Calvin
Deux jours d'écart et deux pointures anglophones se démenaient on stage dans la capitale. Calvin Harris vs. Jamie Lidell : ambiance.
25 avril 2008
Lettre ouverte au Monde
A la suite de l'annonce d'un possible plan de restructuration au sein du journal Le Monde et par conséquent à une éventuelle modification du contenu éditorial du Monde 2, cette note est un témoignage de mon soutien à un journal avec lequel mon regard a grandit.
Cela fait trois ans que je suis photographe professionnel, j'ai acheté les premiers numéros mensuels à l'époque en rêvant d'une parution, je réalise actuellement mon premier sujet pour le Monde 2. C'est une chance. Mais laissons de côté les histoires de prestige. Je suis heureux de travailler pour cet hebdomadaire emblématique de la presse française pour ce qu'il représente, c'est un fait.
En étant un peu pragmatique, aujourd'hui je ne connais pas d'autre journal qui concentre à la fois une qualité et une diversité éditoriale, une qualité rédactionnelle, une qualité photographique, des productions régulières avec des photographes de renom, tant avec des portraitistes, qu'avec des photo-reporters, susceptibles d'étayer un portfolio d'un niveau remarquable qu'il soit shooté par un photographe aguerrît ou plus jeune. Ce qui compte dans ce journal c'est une qualité sans concession, de l'ensemble de la rédaction à l'impression, il y a peu de compromis. Se permettre de parler de sujets de société, de culture, de politique, de gastronomie, de littérature et de rester pointu dans le rédactionnel, dans l'iconographie sans casser l'équilibre de l'ensemble relève du funembulisme.
Cette alchimie est rare et par conséquent précieuse. Je souhaite de tout cœur que, quelque soit l'issue du plan prévu à ce jour, Le Monde 2 continue à ne pas transiger sur la qualité et l'homogénéité de sa production.
Ce journal élève le débat, ne lui coupez pas les ailes.
14 avril 2008
NEWS ::::: Dandy Style et Musiques au pluriel
PANORAMAS FESTIVAL ::::::::::::: SEBASTIEN TELLIER :::::::::::::: PORTRAITS ::::::::::::::: 4E EBENE ::::::::::::::::: MAXWELL & TORRES
L'actu d'avril, c'est un peu comme le temps : des giboulets. Intérieur/Extérieur. Paris/Province. Classique/Electro. Alternance d'ambiances pas toujours évidentes mais plutôt prenantes. Pour passer du coq à l'âne, la formule magique s'appelle photographie.
Ca commence en pull col roulé et trois quart, fly case au vent : Maxwell and Torres shootés en Auvergne pour préparer la suite : un album déjà enregistré à sortir bientôt. -ALBUM-
La suite c'était dans un loft d'Ivry avec le Quatuor Ebène. Après les avoir shooté dans les ruelles clermontoises version team jazz pour leur premier concert musique de film, la série été pour Virgin et leur premier album chez ce label : de la musique française avec Ravel, Debussy, Foré prévue pour la rentrée. -ALBUM-
Pour conclure ce fut le Panoramas Festival et ses salves Electro-Rock. Portraits en loges : conditions limités version 3 mages en 2 minutes chrono, avec en apothéose Sébastien Tellier. -ALBUM-
A suivre For la Fiesta vol.3 dans quelques jours...
11 avril 2008
Panoramas #11-Morlaix
A Morlaix il y a des exilés du Truskel qui reviennent au pays depuis
11 ans et se démènent (la même bande qui récidive) pour faire bouger
cette enclave Bretonne. Pour
moi c'était le baptême avec le TSUGI crew.
Comme tout commence par un
warm-up, je prends l'option train raté (mais sereinement, sans courir, au ralentit). Je ne
retrouve donc pas la team TSUGI à Montparnasse. Par dépis je mange avec
mordant et panache sur un giant au coin du quai en attendant le train
suivant. Je
débarque à Morlaix en TER. Le soleil était bien là, 15 km avant. Là non. Mais
c'est normal : Gilles le runner m'apprend que la bruine tombe à 19h. Il
est 18h50.
Je rejoins la team au Tempo. Bar-QG sur le port. Le dance floor peuplés d'autochtones bien plus chaud que nombreux (mais ne juge-t-on pas un public à sa qualité?) s'impatiente un peu. C'est Luz qui ouvre le bal. L'ambiance Wart (du nom de l'association éponyme qui organise le festival) à mort. Kiss the Girl et AB s'y collent ensuite. Une frénésie nous transporte au point de se demander si les Beattles ne jouent pas les Beegees : - Patron, une autre. Le dancefloor est dehors mais l'attention à l'interieur. Saleté de loi pour les fumeurs...
Soirée fraîche (très fraîche), toujours pour les fumeurs, la pose clope au Coatélan est un suplice. Même les nons fumeurs doivent trouver des solutions de chauffage d'appoint. L'option B c'est de soigner ses bronche au grand air : Rafale. Dément. La claque des kids de Rise.
Ensuite c'est un peu flou. J'ai dansé sur Brodinski, je me souviens, sisi. Ensuite ce fut le gîte avec tanguage nocturne dans 90 cm de lit. La bière 1/moi 0.
L'avantage quand on cherche à rencontrer les stars du festival à Morlaix, c'est qu'on peut très vite les repérer. Non, ne cherchez pas l'amas globuleux de groupies à frange ou bien de fluokids énervés. Cherchez plutôt un slim, un blouson en fourrure et une casquette rose. Vous aurez toutes les chances de tomber sur les Naives New Beaters. C'est un exemple évidemment. Une autre possibilité, c'est d'attendre de voir passer un baggie caché dans un sweat capuche qui descend d'un tour bus aux vitres fumées au détour de la plus grande arterre de Morlaix fréquenté ce samedi après-midi par autant de pelerins qu'on peut en trouver un 15 août avenue Kleber, vous avez ainsi aperçu Method Man (ou Redman, l'enquête est en cours) qui n'a pas compris que Morlaix n'était pas à Paris ce que le Bronx est à New-York. Ces ambiances américaines me mettent en appétit. Ce sera un américain version sandwich au "Mord l'Express". Petit conseil gastronomique : acharnez vous plutôt sur le fumé. Parole d'Alba, j'ai validé !
La suite c'est une sieste et une entrée en fanfare dans le parc des expos avec l'équipe qui s'est étoffée : direction le bar en attendant le début du live des Naive. Ils sont à la ville comme à la campagne, la scène est grande mais le public parfait.
Effusion avant le live des BB Brunes. Merde j'ai eu le "Ouh ouh" de dis-moi dans la tête toute la soirée. Belle rencontre avec Deezer alias Manu le Malin. Portrait au coin des loges plutôt réussit. Le reste m'échappe un peu parce que les bulles du jour remplacent les bulles d'hier. L'apparence -et l'honneur- est sauf, c'est l'essentiel. J'arrive encore à enchaîner un ou deux portraits à la volée (Goose and Co.). 3 shoots et 2 minutes chrono. -VOIR ALBUM PORTRAITS-
Le
lendemain, le gîte se vide. Je reste, je pars ? Finalement le fantasme
fourbu d'une ritournelle en smoking sur clavinova a raison de moi :
i'll stay. Does i'll should go? Isn't it ! No i doesn't can't.
Ambiance
colo, le nez dans le paleto de Tellier en grande forme : jauge d'une
taille parfaite, taillée au cordeau et acquise à la cause pop du dandy
barbu. Concert d'anthologie.
Ensuite ce sera un squattage de loge en bon et due forme à attendre l'homme pour lui tirer le portrait. Emotion certaine avant de quitter ce lieu mythique (de Gun Club à Troy Von Balthazar, des guitares cinglantes ont polis les échos de l'ancienne boîte interlope perdue au milieu de nulle part, c'est-à-dire certains soir le centre du monde) : départ avec le dj set de la Abstract Familie aka Tepr + un demi Fortune. Un deal tout bénéf : c'est Fortune et gros coeur. Emouvant.
Un conseil pour conclure puisque j'en suis sûr nous nous croiserons lors des prochaines éditions : réservez le retour côté fenêtre, sens de la marche. Plus facile pour fermer les yeux, se concentrer sur ses acouffenes et rêver que la semaine prochaine sera un week-end à Morlaix.
10 avril 2008
MAXWELL & TORRES
Le Folk est dans le vent. Quand Alexander et Antoine m'ont demandé
de faire des images pour leur premier album, j'ai proposé l'Auvergne.
Ses lumières printanières de mars, ses volcans, ses champs verts. Un
truc dans le vent quoi !
Pas deçus les swedo-colombo-parisiens
version cigare chez Ikea : neiges au rencard, runs en voiture pour
traquer l'éclaircie, autant dire que les nuages surpassés la vitesse de
ma polo sur les routes sinueuses. 48 heures de shooting, la soupe de
Josette à casa le soir, 6 pellicules en l'air... le j'adore style à
l'auvergnate. Mais whaou, quel pied !
Au choix : version cold wave
si la sortie est pour décembre, ou bien hot folk si c'est pour
septembre... Les midinettes n'ont qu'à bien se tenir !
-ALBUM-
Quatuor Ebène-Virgin #1
Pour son premier opus au sein du crew Virgin version française (Ravel, Debussy, Fauré), le Quatuor Ebène était tout ouïe le temps d'une journée dans un loft d'Ivry. Le grunge dandy de la musique française en images.
-ALBUM-
20 mars 2008
Ephemere : Quidam
Point Ephemere la semaine dernière. Quidam en show case presse. Une explosion volcanique au bord du canal. Bien : je me sens moins seul à Paris.
-ALBUM-
06 mars 2008
En Fleche : COMANECHI
Buzz outre Atlantique : moi c'est dans les oreilles que j'ai le buzz. I'm Dazed and Confused. Pas de tout repos tous les jours la capture d'image de groupes post-punk ! la tête dans les retours.
-ALBUM-
26 février 2008
Océan-Mer
A un moment donné, il faut bien se lancer, sans élan, comme si c'était le moment. Capituler.
Les
images qui me collent à la peau, ce sont celles-là. Elles n'ont pas
d'autre point commun que leur justesse. Elles tiennent de justesse.
Elles sont justes pour moi. Elle ne vallent rien parce qu'elles ne
m'appartiennent plus.
Pour commencer la visite, je joue le jeu et
propose une petite série d'embruns. Les lèvres qui creusent, la peau
dure et le sel sur les lèvres?
- Quelquefois je me demande ce que nous sommes en train d'attendre.
Silence.
- Qu'il soit trop tard, Madame
Alessandro Baricco, Océan Mer
DIVINE EBENE
Nuits Divines Clermontoise. Couché 8 heures du matin les oreilles enkylosé du bourdonnement de la jeune garde post-justice française : le couple Yuksek/Brodinski qui fit frémir les platines jusqu'au point de provoquer une coupure générale de courant dans le centre de la capitale du Court-métrage cette semaine là.
Le même matin, 10h. En route pour le Limousin. Enregistrement du Quatuor Ebène : toujours de la musique française... pré-Justice cette fois : Ravel/Debussy/Fauré. Shooting en quelques minutes. Un ponton, un lac, "un jour mon Prince viendra" vocalise en live. Costard.
Je suis rentré en écoutant Beirut.
LES PORTRAITS DES DIVINES /// LE SHOOTING EBENE
Nicholas Angelich-Shooting Brahms
Nicholas, il arrive sur la pointe des pieds. C'est tout de suite très intime mais l'on ne s'en aperçois pas. C'est en voyant les images que j'ai réalisé, seulement à ce moment là.
-ALBUM-
Reprise de volée
150 occasions écrites ou photographiques d'écrire régulièrement sur ces foutues pages virtuellement blanches. Pas une de moins. Et je ne suis pas capable de m'y coller.
Du papillonage morose d'une série en standbye à des images d'actu déjà passées, des histoires fânées. Bref, il fallait dénicher de la nouveauté et surtout des images qui résistent au temps et même qui supportent et s'enrichissent du polissage du temps. Des instants qui seraient meilleurs en s'éternisant. Quelque chose en dehors du flux. Simplement.
Alors j'ai choisi de vous montrer désormais des éditos très serré, et surtout des images bien plus personnelles. Le site qui fera office de book en ligne verra bientôt le jour. Alors je mise sur le côté intime du blog pour me livrer un peu plus..
25 février 2008
Filer le train d'amoureux Gare de Lyon
Saint-Valentin. 18h30. Coup de fil. Libé. En pleine repique. Je suis
dispo dans 30 minutes ? Oui. Rendez-vous sous le panneau d'affichage
Gare de Lyon : un garçon va demander sa fiancée en mariage. La famille
est là. Elle n'est pas au courant. 19h30 : le train s'affiche, il est
un peu spécial.
26 janvier 2008
Tentative pour 2008
13 décembre 2007
Sheraff-la flèche d'or hier soir.
Fleche d'Or vide, Sheraff on stage et la vibration du public allait combler tous les interstices de l'espace. La boîte à gifle version décibels et gros son, jean slim et cravates, c'était exactement ce dont nous avions besoin à ce moment là. Don't act, on est resté tout scotché, juste entre le Marshall, l'Ampeg et le Vox !











































































































































