02 novembre 2006
J'adore la Toussaint
Le jour des morts, dans beaucoup d'autres endroits, est un moment de liesse général : c'est une fête. Chez nous, le dogme nous enseigne une certaine discrétion, une certaine retenue, que l'on assimile plus largement au respect ou à l'ennuie suivant son point de vue.
Pour ma part, j'ai suivi le pélerinage d'un air grave de 0 à au moins 14 ans si mes souvenirs sont bons, n'ayant échappé qu'une ou deux fois au rituel pour cause d'oreillons (la deuxième fois étant un prétexte, ça n'a pas marché). Et ces dimanches étaient durs. Et longs. Et gris. Mais j'ai résité. L'aspect pénible résidait dans l'obligation de rester à l'intérieur à écouter les conversations des grands, sans cousins ou cousines de mon age pour jouer à rien.
Et maintenant avec un peu de recul, je me rends compte que c'était bien là une des rares occasions de se retrouer en famille.
Je devrai en profiter de l'occasion. Pas pour visiter les morts, non, mais plutôt visiter les vivants. Cette année encore, j'ai faillit.
L'année dernière, je faisais la tournée des cimetières pour regarder les gens. Les vieux souvent. Pour essayer de savoir si c'est la peur ou la sagesse qui les poussent à aller se pencher au devant de leur passé.
Commentaires
esprit
J'ai l'impression, en voyant cette serie, d'avoir 12 ans quand j'allais pour la seule fois de l'année, avec mes parents, au cimetière... les couleurs, dans mon souvenir, sont les même...

























































































