12 mars 2009
JANVIER 2009
Après le temps de repos nécessaire à l'argentique, j'ai décidé d'éditer tous les mois les images classées "divers". Ces images sont inutiles mais sont pourtant celles qui sont le plus proche de moi, puisqu'elles constituent les archives singulières d'un point de vue unique mouvant à chaque instant.
La démarche est intéressée. Il ne s'agit de dire “voilà ce que j'ai vu” ou “voilà ce que j'ai vécu”, il s'agit d'observer ce qu'il reste d'un instant unique que nous n'avons pas partagé, si proches ou si loin que nous sommes. Ce qui compte dans chaque image, c'est ce qu'elle évoque à celui qui la regarde. C'est cette petite histoire personnelle qui m'intéresse. Chacune d'entre elle est unique puisqu'elle fait appel à l'imaginaire du spectateur confronté à une hypothèse du réel attrapé au vol.
Bref, voyez ce que je n'ai sans doute jamais vu, ce que j'ai cru voir et que vous verrez sans doute, ce que je ne verrais jamais et qui sera pourtant comme une évidence à vos yeux.
Voilà ce qu'il reste du mois de janvier 2009. Des bribes de décembre enneigé et quelques pressentiments hivernaux. Dans ces méandres saisonniers je circule sans rail de sécurité à vue. La suite avec quelques mois de recul aujourd'hui me paraît logique. Rien n'était évident à l'époque. L'été 80 était en marche et plus que mon monde cela révolutionnerai les alentours.
Été 80 est le nom de l'agence dédiée au corporate qui accapare mon énergie en ce moment. Je transite du statut d'indépendant à celui d'entrepreneur (certes bien accompagné par mon associé) et c'est une sorte de profonde inspiration qui précède le plongeon. Des jours studieux à recaler, incompatibles avec une vision de l'activité d'éditing exclusivement nocturne. Docteur Jekyll and Mister Hide comme compagnie, l'un des deux à assimiler avec un penchant pour une réalité Hemingwayienne et toute parisienne, entre le Harry's Bar et quelques escapades rive gauche qui contrastent avec une frainésie noctambule dans l'est de la capitale.
Et la solitude dans tout ça ? Une compagne, une habitude dès que possible. C'est une nécessité pour laisser le temps au humeurs de se reposer. C'est le socle sédimenté utile pour rebondir vers une suite si proche et pourtant invisible à l'œil nu.
Commentaires
une larme,un sourire
j'etais emue par ton regard..
reminiscences..













































