08 juin 2009
MAI 2009
Retard chronologique et décalage horaire facétieux. En mai ce sont des jalons qui se sont posés doucement. J'ai dû laisser mes images personnelles un peu de côté. Tout en continuant à photographier personnellement les sujets imposés.
track list //////////////////////////////////////////////
1-COCONUT RECORDS/it's not you, it's me
2-PHOENIX/lisztomania
3-DEPARTMENT OF EAGLES/no one does it like you
4-AL GREEN/simply beautiful
5-LATE OF THE PIER/heartbeat
10 mai 2009
AVRIL 2009
Avril court toujours. C'est un drôle de tournant qui se négocie sur chaussée humide et en pneus slicks. Une sorte de Austin Healey décapotée (c'est entendu) et lancée dans laquelle raisonnerait les premiers écueils estivaux d'une musique adéquate. Un truc propice à se donner la confiance nécessaire pour passer coûte que coûte.
Avril c'est l'été qui approche sans se presser, le cuir moucheté des pluies encore tenace des jours gris. Les premiers balbutiements ensoleillés du soleil gêné qui réchauffe tout. Les âmes et les cœurs se déshabillent tranquillement. Il n'y a que la patience qui vaille. J'ai tout mon temps. J'ai photographié sans me presser.
track list ///////////////////
1-BASHUNG/La nuit je mens
2-PEACHES/Talk to me
3-FORTUNE/Since your Gone
4-METRONOMY/The End Of To You
5-PETE DOHERTY/Palace of Bone
01 mai 2009
MARS 2009
C'est Mars et le printemps possible. Il y avait de l'OfR dans l'air pour vernir en musique des expos épatantes et des rencontres de bar à base de petits mots laissés sur le comptoir. Mars en musique préfigurait déjà le Panoramas d'avril avec Fortune au Batofar. Mars tambour latant, giboulé d'impressions qu'il ne restait plus qu'à vérifier.
03 avril 2009
FEVRIER 2009
C'était février.
L'hiver et la neige en flocons ; le train sûr, déraille et moi avec. Cabrioles sur voie express en solitaire, les paupières trop lourdes pour un dimanche matin, presque endormi pour toujours, mais indemne.
Des strates encore et encore de temps passé à regarder le vent léger et sûr qui balayerai sans doute l'hiver.


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12 mars 2009
JANVIER 2009
Après le temps de repos nécessaire à l'argentique, j'ai décidé d'éditer tous les mois les images classées "divers". Ces images sont inutiles mais sont pourtant celles qui sont le plus proche de moi, puisqu'elles constituent les archives singulières d'un point de vue unique mouvant à chaque instant.
La démarche est intéressée. Il ne s'agit de dire “voilà ce que j'ai vu” ou “voilà ce que j'ai vécu”, il s'agit d'observer ce qu'il reste d'un instant unique que nous n'avons pas partagé, si proches ou si loin que nous sommes. Ce qui compte dans chaque image, c'est ce qu'elle évoque à celui qui la regarde. C'est cette petite histoire personnelle qui m'intéresse. Chacune d'entre elle est unique puisqu'elle fait appel à l'imaginaire du spectateur confronté à une hypothèse du réel attrapé au vol.
Bref, voyez ce que je n'ai sans doute jamais vu, ce que j'ai cru voir et que vous verrez sans doute, ce que je ne verrais jamais et qui sera pourtant comme une évidence à vos yeux.
Voilà ce qu'il reste du mois de janvier 2009. Des bribes de décembre enneigé et quelques pressentiments hivernaux. Dans ces méandres saisonniers je circule sans rail de sécurité à vue. La suite avec quelques mois de recul aujourd'hui me paraît logique. Rien n'était évident à l'époque. L'été 80 était en marche et plus que mon monde cela révolutionnerai les alentours.
Été 80 est le nom de l'agence dédiée au corporate qui accapare mon énergie en ce moment. Je transite du statut d'indépendant à celui d'entrepreneur (certes bien accompagné par mon associé) et c'est une sorte de profonde inspiration qui précède le plongeon. Des jours studieux à recaler, incompatibles avec une vision de l'activité d'éditing exclusivement nocturne. Docteur Jekyll and Mister Hide comme compagnie, l'un des deux à assimiler avec un penchant pour une réalité Hemingwayienne et toute parisienne, entre le Harry's Bar et quelques escapades rive gauche qui contrastent avec une frainésie noctambule dans l'est de la capitale.
Et la solitude dans tout ça ? Une compagne, une habitude dès que possible. C'est une nécessité pour laisser le temps au humeurs de se reposer. C'est le socle sédimenté utile pour rebondir vers une suite si proche et pourtant invisible à l'œil nu.
13 février 2009
RETOUR NEIGE
Il neige et je rentre sous la neige. Paris sera peut-être blanc quand je filerai Gare de Lyon tout à l'heure. Il n'y avait pas d'autres issue ce soir. Une drôle d'impression tout aussi cotonneuse que ces flocons qui dégringolent lentement sur mon pull-over c'est imprimé. J'ai laissé mon amoureuse unilatérale se défiler, c'est un excellent moyen de passer à autre chose. La raison était un vernissage où j'ai rencontré des personnes fragiles et affleurant la peau. N'est-ce pas ça qui compte ? la rencontre et l'échange ? Je sors d'une relation chaotique sans équivoque qui me laisse un goût d'inachevé. Et la Neige tombe toujours. La question de ce soir était de savoir si il est nécessaire de se mettre en danger pour créer, et si oui s'il est important d'être au centre de la démarche, c'est-à-dire artiste total ou bien prendre le temps de s'assurer une plénitude accomplie pour enfin s'atteler à la tâche douloureuse de se retrouver en face de soi , nu et sans détour pour enfin commencer à créer de manière libérée, sans contrainte.
J'essaie et je vous raconte.

L'Auvergne enneigée est d'une éloquence insoupçonnée.
12 décembre 2008
RAMBLA à la pointe de la plume
Il y a quelques années, j'ai rencontré Barcelone. C'est Llibert Tarrago qui me l'a présenté. J'ai passé là-bas le temps rêvé pour un photographe. Je me réveillais et je partais à la rencontre de la Rambla. Pas celles que vous connaissez sans doute, celle de Poble Nou, le quartier de Llibert.
Aujourd'hui avec un peu de recul, nous reprenons notre collaboration. Il s'agit d'allers-retours entre ces images et ses mots.
Cette série vient de commencer sur le blog de Llibert : http://tarrago.blog.lemonde.fr/
05 décembre 2008
JOHN and JEHN aux TRANSMUSICALES
John and Jehn, la première fois, je les ai croisés sur ma platine un soir par hasard.
Il se passe un truc curieux quelquefois : le son passe à fleur de peau et on ne peut plus s'en défaire. C'est un vieux jean, une vieille paire de groles sans ages avec une patine incroyable.
Entre Romer, Wes Anderson, les paupières lourdes et ce bistro désuet de la gare de Rennes, nous, et eux surtout. Un drôle de post-petit déjeuner improvisé en interview, deux jus d'orange, trois photos. Du grain. Il pleuvait.
04 novembre 2008
SOUS LA SURFACE
La légèreté ce serait ce qu'il resterait si le courant était porteur. J'ai plongé. Sous la surface et les apparences. Une course sans élan pour se donner le courage. Il fallait plonger pour pouvoir respirer un peu.
L'onde est calme et tranquille. Sous la surface je regarde le temps passer. J'ai oublié de respirer.
16 octobre 2008
NUIT BLANCHE PARIS/NYC
Décalage horaire. Nuit Blanche. Errance. C'était Gare de l'Est. Je me croyais à Brooklyn il y a deux ans.























































