11 décembre 2007
Transmusicales de Rennes 2007 pour Libération
Un festival sans tête d'affiche, quatre fois l'âge de raison et pourtant il récidive. Toujours autant de succès. Et même si le public ne suit pas toujours tout les sets les plus novateurs (Dan Deacon par exemple), c'est un plaisir d'éprouver la sensation humide et comprimée d'un linge perdu dans le tambour d'une machine à laver en plein milieu de la prestation de Boys Noize façon concert de Rock, passer au stage club et faire des boîtes sur la techno autoroutière d'Etienne de Crécy somptueusement conforme pour cloturer le bal du vendredi dans un magnifique décorum... en boîtes. Et puis je retiendrai Mode Selektor (toujours efficace), Yuksek (trop court), Yo Majesty (énergique à souhait), Simian Mobile Disco (mais quand s'arrêteront-ils?) et Calvin Harris, jeune British qui monte et son set désormais affuté. Ce qui est sûr, c'est qu'aussi vieux soit-il, jamais la fosse des Trans ne s'est arrêté de vibrer du Rock à l'Electro en 29 ans d'existance.
07 décembre 2007
En vue
La semaine prochaine nous aurons une exposition des lauréats de la Bourse du Talent 2007 et de plusieurs coup de cœur à la Bibliothèque Nationale. Je participe en exposant quelques images de la série For la Fiesta.
Le vernissage est le lundi 17 décembre de 18h30 à 21h sur le site de la Bibliothèque Nationale François Mitterand, allée Jules Cain.
Ceci est une invitation.
D'autre part, j'accroche la veille et je vernis le lendemain une exposition New York love I à Clermont-Ferrand.
Le vernissage est le mardi 18 décembre à partir de 18h au Bar de la Mairie, rue Philippe Marcombes.
Ceci est toujours une invitation.
Dans le premier cas, j'aurai le plaisir d'appartenir désormais aux collections nationales et d'être invité à proposer à quelques miliers de personnes qui passeront devant d'ici au 18 janvier des images de là d'où je viens, c'est pour moi une opportunité formidable qui va bien au delà de l'événement : je rapproche deux mondes.
Dans le second, j'aurai le plaisir de produire ma propre exposition et de proposer à mes proches clermontois un travail auquel j'aurai consacré beaucoup de temps pour éditer et un certain investissement pour fabriquer ces images de New York qui sont pour moi, dans ma démarche, des images très importantes. Cette expostion existera ensuite, et j'aurai besoin de la présenter encore et encore, et j'espère qu'elle s'affichera autre part que dans des bars et à Clermont-Ferrand ; je veux dire qu'elle voyagera. Mais ce qui compte, c'est que la première aura été ici devant mes proches.
La petite province s'invite à la capitale ; la capitale du monde s'affiche en province. J'aime ces grands écarts tout en souplesse. Le paradoxe est l'exercice de la curiosité.
Entrainement de Foot
"Faites du sport, je tiendrai la buvette"
Nous n'étions pas
derrière le comptoir ce soir là. Personne ne serai venu de toute façon.
Tous haletant en rentrant aux verstiaires, sans braillage. Une heure
trente qu'ils prenaient un bain de boue dans un brouillard à couper au
couteau. Pour viser les buts il fallait tenter de tirer pas trop loin
de la silhouete du gardien, et pour se repérer, les lampadaires
faisaient les phares.
Notre terrain de jeu.
Voiture.
Bas côté.
Frein à main.
Warning.
Leica.Tungsten.
Dix clichés, on embraye. On s'arrête encore. Une autre image.
Ls
gars rentrent au vestiaires trempés essouflés. Nous rentrons dans la
voiture les pieds mouillés, de la buée sur les yeux.
15 novembre 2007
William Christie
William Christie est arrivé sur la pointe des pieds.
En manteau noir, pull noir et chemise noir, mais avec une classe indélébile, collée juste sous son sourire, à demi-mot.
Il
y a d'abord une certaine prestance, une certaine élégance. Rien de bien
fringuant, d'opulent, juste une présence. Ainsi en quelques clichés,
c'était fait. Simplement. Pas besoin de jeu de palabre, d'essais, nulle
envie de tourner autour du pot. Nous avions la bonne distance et il
jouait juste comme il fallait. Je dirigeais. Sans un mot. Le regard
seul comptait. Il n'y a pas besoin de fioritures quand on photographie
William Christie. Il n'y a qu'à faire confiance à ce qu'il a su
enseigner en baroque comme une leçon peut-être un peu plus universelle
qu'il n'y parait... Être soi-même ; dans le respect.
Made in Hamburg
Alors voilà pourquoi j'aime la photographie. Quand je reviens de
quelques jours de voyage, et que j'ai eu tout le loisir de faire les
images que je voulais, sans commande, sans sujet. Ce sont des images
sans enjeux. Je suis encore à la recherche du vecteur qui me permettra
de les rendre intelligible. Je cherche. Sans succès. Pour l'instant je
m'y perds, j'accepte, et c'est très bien comme ça.
Il s'agissait de
Hambourg le week-end dernier, la photographie argentique a ceci de joli
(mais pas seulement) : elle prend le temps de nous sortir du réel pour
nous conduire vers le fantasme de ce qu'on croit avoir vécu. Mais c'est
un secret.
Trio Dali
Portrait du trio Dali version Belgique entre un caré de chocolat et un quick un enregistrement rempli d'énergie et de belles promesses pour la suite...
Nabila, harpiste hors norme
Petite série de portraits entre l'antre d'un reparateur de harpes et le canal Saint-Martin. Il s'agit de Nabila, elle transcrit des pièces pour harpes et les interprète. C'était à la fois une rencontre avec la personne et avec l'instrument. Un beau moment.
09 novembre 2007
Nocturne sans Chopin
Dehors : Nuit. Dedans : tungsten à mort. Tout dedans : Georgia on my mind. Nocturne de repique d'images made in Hambourg le week-end dernier. On récapitule, Ray Charles au casque, Craven aux lèvres, volute couleur des images et je me sens juste bien. Il est tard, nous sommes trop en hiver, mais sinon je verrai presque le jour se lever. Outre Atlantique il fait nuit aussi et je reçois pourtant des message made in Brooklyn pour aller faire tourner des pigeons sur le toit d'un new-yorkais antillais. Vous ne me croyez pas ? Je ne rêve pas encore pourtant. Faut toujours pouvoir penser à ce genre de trucs pour avancer.
Pour Ray Charles, c'est dommage, parce que j'aime pas écouter au casque le soir. J'aime bien entendre la nuit en même temps que la musique quand je travaille trop tard.
jul*
Hambourg la nuit (?)
26 octobre 2007
Massilia Sound System à l'Elysée Montmartre pour Le Monde
L'Elysée Montmartre ressemblait ce soir à un tambour de machine à laver, lessive à l'Anis qui sentait bon le Pastis avec les Massilia Sound System. Reprise des négociations avec le monde nocturne des concert pour le journal Le Monde, ci-joint le résultat en images, et en kiosque demain.
17 octobre 2007
Welcome [bis]
Désormais Parisien à plein temps, avec quelques excursions en
province du côté de l'Auvergne et ses volcans ou encore à Toulouse,
enfin installé, le blog reprend vie.
Il manque encore quelques
anecdotes, résultant des allers-retours de cet été. Elles seront en
ligne bientôt.
Toujours à la poursuite de cette collection d'instants
qui se décolle de la commande et me colle à la peau. Finalement les
deux se touchent de plus en plus.
C'est peut-être une esquisse de
style.
Il faut du temps. C'est une richesse : j'en ai à dépenser !


































































































