08 juin 2009
IZIA

L'histoire commence à Pantin pour photographier Fortune. Ils répètent chez Izia. Elle aime. Son album se prépare. Il lui faut des portraits.
C'est en décembre et la température n'est pourtant pas atroce. C'est un week-end. Entre deux eaux douces et deux averses. Blackbird alterne avec Bashung pendant les préparatifs. Son cœur bât toujours trop vite quand on commence un portrait. C'est à l'intérieur. Face à face. Douze poses. Douce pause. Et ça recommence. Gossip dérange les enceintes étriquées du Ipod à l'extérieur. La nuit tombe. Flashs. C'est terminé.
Le lendemain il faut s'apprivoiser de nouveau, avec le groupe cette fois. C'est déroutant l'argentique, on ne voit jamais le résultat. On a oublié comment faire pour se fabriquer une idée de ce que cet instant va représenter. Avant la douche et le vestiaire, c'est la rue qui hurle Whole A Lotta Love. Backstage Sophie, Aziza, Carole et Cathy. Le contre champs c'est Jacques. La cavale c'est Vincent, Seb Hoog et Toustou. Izia se déchaîne et j'essaie de rebondir.
- L'ALBUM (les images) d'IZIA -
10 mai 2009
JORDAN BELFORT : trader repenti

Hôtel Bristol.
Physique américain. Un stéréotype en guise d'entrée en matière. Dans le discours, le repentir de l'ex-trader se traduit par des actes. Comme il l'annonçait sur le plateau du Grand Journal le 21 avril en répondant à l'invitation de Christine Lagarde. Madame la ministre n'a pas vraiment tenu ses engagements - c.f. la lettre ouverte dans Le Monde.
Dans le regard de cet homme et dans sa solitude troublante, en le photographiant, je suis certain de son engagement.
10 avril 2009
GUILLAUME, Æ, etc.
Guillaume c'est une drôle de rencontre. Entre un skateboard et une roulée au débotté, devant OFR.
C'est l'incendie froid qui embrase la voute de la galerie Moretti pendant l'expo street art du mois dernier. Et le frisson qui remonte sur les omoplates comme glisse l'eau au plafond.
C'est de la précision sentimentale en barre, version diary flip sans grabs, c'est un tour de magie, un paradoxe immédiat. Une évidence, ça ne s'explique pas, c'est comme ça.
15 novembre 2007
William Christie
William Christie est arrivé sur la pointe des pieds.
En manteau noir, pull noir et chemise noir, mais avec une classe indélébile, collée juste sous son sourire, à demi-mot.
Il
y a d'abord une certaine prestance, une certaine élégance. Rien de bien
fringuant, d'opulent, juste une présence. Ainsi en quelques clichés,
c'était fait. Simplement. Pas besoin de jeu de palabre, d'essais, nulle
envie de tourner autour du pot. Nous avions la bonne distance et il
jouait juste comme il fallait. Je dirigeais. Sans un mot. Le regard
seul comptait. Il n'y a pas besoin de fioritures quand on photographie
William Christie. Il n'y a qu'à faire confiance à ce qu'il a su
enseigner en baroque comme une leçon peut-être un peu plus universelle
qu'il n'y parait... Être soi-même ; dans le respect.
Trio Dali
Portrait du trio Dali version Belgique entre un caré de chocolat et un quick un enregistrement rempli d'énergie et de belles promesses pour la suite...
Nabila, harpiste hors norme
Petite série de portraits entre l'antre d'un reparateur de harpes et le canal Saint-Martin. Il s'agit de Nabila, elle transcrit des pièces pour harpes et les interprète. C'était à la fois une rencontre avec la personne et avec l'instrument. Un beau moment.
13 octobre 2007
Les Lutins 2007 : Portrait des remettants



Portrait des remettants de l'édition 2007 : les 10 ans des Lutions du Court-Métrage à Chaillot
11 octobre 2006
Portraits de Sortie de scène
Petit retour sur un concept. Celui du "que reste-t-il de l'artiste" en définitive, après quelques débats dans l'arène ? Petite cohabitation d'anonymes célébrités, stars devenues homme, d'égal-à-égal devant l'objectif.
L'idée n'est pas originale et vient de l'exposition Rineke Dijkstra au jeu de paume. Elle avait photographié des matadors au sortir de l'arène. Je commençais alors mon reportage sur la Coopérative de Mai : les musiciens dans le grand bain, nageant dans le public. Ceux qui n'en peuvent plus de rien, ceux qui sont remplis d'énergie, ceux qui sont désespéremment vides : tout était là, il suffisait de les capter, les têtes d'affiches locales comme les grandes stars - si tant est qu'elles daignent se prêter au jeu - ainsi que leurs musiciens, pour un seul et unique cliché, dans le couloir des loges, juste après la scène, même fond, même lumière. Série.
22 septembre 2006
Portrait de Mason Ewing pour le Monde, paru datée du 20 septembre
Page décryptages - portrait
20 septembre 2006
Portrait de Mason Ewing pour Le Monde
Mason Ewing chez lui, quelques jours avant le premier défilé de la marque éponyme dont il est le créateur.
Il présenterait alors sa première robe de mariée, un hommage à sa maman. Touchant.
Pour
plus de renseignement : voir "Mason Ewing La vie comme il la voit",
article de Marion Van Renterghem publié le 20 septembre 2006 dans Le
Monde.





