Julien Mignot//Photographe//J'adore c'que vous faites !

Blog sur la photographie, j'adore c'que vous faites ! Les coulisses des défilés de mode parisiens, des musiciens, des cinéastes, des gens souvent bien, les trains, nos amis les chiens et les ascenseurs...

25 février 2008

Filer le train d'amoureux Gare de Lyon

L3919537 Saint-Valentin. 18h30. Coup de fil. Libé. En pleine repique. Je suis dispo dans 30 minutes ? Oui. Rendez-vous sous le panneau d'affichage Gare de Lyon : un garçon va demander sa fiancée en mariage. La famille est là. Elle n'est pas au courant. 19h30 : le train s'affiche, il est un peu spécial.

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13 octobre 2007

Libération-Eté 2007

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José Bové, après une rencontre entre les faucheurs anti-OGM et le cabinet du ministère de l'agriculture. (Lire l'article de Matthieu Ecoiffier sur liberation.fr)

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Le procès d'un professeur jugé à Epinal pour avoir  injurié un de ses élèves, Chouaib (l'article de Thomas Calinon sur libération.fr)




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26 avril 2007

Miss Auvergne-Portugal 2007

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Ceyrat, dans le Puy-de-Dôme, la banlieue de Clermont-Ferrand. La communauté portugaise représente environ 10% de la population de l'agglomération, soit au bas mot 30 000 personnes.

Ainsi elle élit chaque année sa miss. Elle devra représenter dignement ses pairs. Les prétendantes de cette promo ont entre 16 et 21 ans. Pas évident de défiler devant ses amis, sa famille, surtout en maillot de bain. Ils sont 900 dans la salle à applaudir leur favorite. On hésite, on se rassure, l'ambiance est bonne sous le maquillage et les coiffures montées pour l'occasion, jusqu'au moment de monter sur scène. Les miss des années précédentes soufflent toujours le bon mot pour les détendre ; elles veillent sur elles et glissent un conseil entre deux allers-retours de podium, à l'aise et détendues, pour la marque sponsort de la soirée Very Important Portuguese.

Trois passage plus tard (tenue de ville, maillot et tenue de soirée) et un spectacle de revue cabaret à trois danseuses, les résultats vont être prononcés. De quels yeux pourra bien couler la larme de joie ?

VOIR L'ALBUM

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18 avril 2007

Parution Libération///Les logements sociaux de Clermont

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Paru le mardi 17 avril, page société de Libération (article)

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12 décembre 2006

One Day You'll Dance for Me NYC//////////////////

Banni_re_NYC

/////////////coups d'œils ///////CBGB&OMFUG/////////////////UNJOURPENDANTLANUIT//
///////160SESSION/////////////DAYLIGHT////////FLAGSOFOUR ONCLE//////////////////////
/////////////////////DOGVILLE//////////////////NEWYORKERS //////////////////////////////

Banni_re_NYC_2

Pour une fois il ne pleut pas dehors, ce dimanche est sauf. Je troque la pluie contre les gouttes, je ferme le robinet, je sors de la douche. Cela fait maintenant plus d'un mois que je suis rentré de New-York. Les strates de temps se déposent lentement. Chaque instant, comme un dépôt en suspend, se fond dans le souvenir. Revoir ses photographies maintenant, une fois qu'elles sont reposées, me permet d'en exhumer le sens. L'émotion s'atténue et la signification prend le relais.

Initialement, je devais être sur place pour la fermeture du CBGB*. Club punk mythique des années 70 quand NYC ressemblait à ce qu'on imagine encore quand on ne connaît pas la grosse pomme.
Un manque d'informations quant à la date précise ne m'a pas permis d'être sur place le 15 octobre, Pattie Smith faisait la fermeture, et les clichés du concert étaient réservés au photographe maison. J'ai décrété que je n'appartenais finalement pas à cette époque. Ce reportage ne me manquerai pas. Le Monde m'avait pourtant suivi dans cette idée.
J'étais à New York pendant les travaux. Le lieu allait être conservé pour être remonté à l'identique (murs et chiottes taggés jusqu'à l'os, emprunts de l'épaisseur effervescente de l'Epoque), certainement à Las Vegas. Drôle d'époque.
Et sur place, l'aventure ne fut pas plus valeureuse : je n'ai pas pu faire une seule image de l'intérieur. Mon accent et mon vocabulaire limités faisant leur petit effet auprès du responsable... Ce fut navrant mais drôle. Il reste ces images en ligne.

Il me restait la ville entière à arpenter. J'ai rejoint mon ami Alex qui préparait la suite de son voyage jusqu'en Patagonie, étalé sur l'année entière à travers l'Amérique du Sud. Il profitait encore un mois de l'effervescence urbaine à l'occidentale.
Pour moi, pas de sujet. Comme une obsession redondante.
Au moment de faire les images, c'est un problème : il n'y a pas de défi à relever, pas de volonté de communiquer quoi que ce soit ; je peux juste balbutier "je vois ceci" ou bien "je vois cela" et ça m'intéresse, mais je ne sais pas pourquoi. Je balbutie et je ne dis rien. Cette photographie est une sorte de psychanalyse narcissique - tout un paradoxe ; ça me ressemble, tient.
Au moment d'éditer un tel moment - puisque nous ne pouvons parler ni de travail, ni de reportage - c'est un nouveau problème : l'envie que l'image retrouve sa fonction est pressante et il faut trouver un stratagème pour justifier ce manque de cadre, permettre ainsi au public de recevoir le plus justement possible de telles impressions.
Je suis cerné. J'ai envie, j'ai besoin de photographier, mais je n'arrive pas à assumer cette introspection livrée à nue au moment de l'éditorial. Le sujet ne sert même plus d'abri. Et pourtant ne demande-t-on pas à l'artiste - ou au photographe, la fonction étant dans l'œil de celui qui regarde - une subjectivité presque exacerbée pour servir de clé de lecture au discours ? Pourquoi se penche-t-on toujours sur les affichettes à côté des toiles des nouveaux photographes avant même de les regarder pour comprendre ?
Je crois qu'il n'y a aucune prétention dans l'exercice auquel je viens de me livrer à New York. Il s'agit de dire "regardez ce que vous n'avez jamais vu et ce que vous ne verrez plus jamais, ça n'a d'intérêt que parce qu'à travers l'autre, je parle de vous".
Malgré cette volonté de ne pas emprisonner le sujet, je me suis résolu à présenter plusieurs albums, regroupant des images relatives à mes propres impressions que je ne saurais exprimer autrement qu'en images. Pour moi, il n'existe pas de cloisons entre elles : le temps et l'espace les limitent. Ce sont mes photos de New York entre le 23 et le 30 octobre.

Pour faire simple, et parce que je ne suis pas très doué dans la triche, je vais vous livrer tout cru mes photographies new-yorkaises. Je parlais dans un précédent article de la proximité entre le choix de mes films et ce que je photographie, ainsi, vous ne trouverez aucune cohérence dans la suite. C'est mon état d'esprit qui commandait. L'animalité brutale et la jouissance du déclenchement comme guide, sans garde-fou.
Néanmoins, je retrouve mes marottes : Dogville est une série canine sans autre vocation que le divertissement, au même titre que la série J'adôre les chiens qui devrait voir le jour prochainement.
Flags of our Oncle est juste un palliatif à une réaction violente qui aurait pu me nuire sur place. Les drapeaux, omniprésents, sont un aimant pour l'œil, un piège facile pour composer et utile en couleur. Plutôt que d'en scier certains, j'ai essayé de trouver le sens que projetait son propriétaire sur cet étal patriotique. Puisqu'à mon avis, il existe autant de points de vue politique sur cette bannière starisée qu'il n'existe d'étoiles, dans le ciel.
New Yorkers, regroupe les personnages qui m'ont offert un peu de leur temps, à l'opposé des images de rue glanées à la volée. Comme un hommage.
Steet Tease se divise en trois séries de trois impressions :
- La première se nomme 160 session. La pellicule 160 ISO sous exposée aborde le murmure de la rue. Casse le mur de l'apparence, qui ne compte pas, tant que l'on marche et que l'on suit le rythme de la foule.
- La seconde est DayLight. C'est l'anecdote, plus ou moins joviale ou satyrique, qui jaillit furtivement et que personne ne remarque. C'est une série très classique, convenue et tant mieux.
- Un jour pendant la nuit est le paradoxe nocturne new yorkais. Les nuits sont tellement longues que l'on peut vivre en chacune d'elles plusieurs états opposés sans se sentir en dehors du temps. La nuit file tel un bateau pour vous amener jusqu'au lever du soleil comme si rien ne s'était passé. Le rêve - ou le cauchemar - américain éveillé. Je regarde passer les étoiles filantes.

Je m'amuse à trancher dans le vif des séries cohérentes, mais je fais sûrement fausse route : je vous propose une densité d'images bien trop forte. Je doute que mon propos soit complètement recevable et pertinent pour servir de guide dans ma démarche. Un mois n'a pas suffit, il faudrait certainement des années avant que la violence du choc américain ne décante. Voyez ces images comme le dépôt résiduel d'un voyage outre-atlantique qui flotte entre deux bouteilles d'eau de vie à l'amer.

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*/ cf. article, http://fr.wikipedia.org/wiki/CBGB

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08 décembre 2006

C'était en juillet à Londres

It was in July, in London please... it call Rock'n'Roll baby. Let's go to Picadilly Circus and play.

London_Calling

Première traversée de la manche et 24h londoniennes en compagnie de Trepper.
Ils ouvrent l'anniversaire de Spencer Chaplin au Smoke.

Je photographie comme je regarde. Verdict : day/street and night/club.

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02 novembre 2006

J'adore la Toussaint

Le jour des morts, dans beaucoup d'autres endroits, est un moment de liesse général : c'est une fête. Chez nous, le dogme nous enseigne une certaine discrétion, une certaine retenue, que l'on assimile plus largement au respect ou à l'ennuie suivant son point de vue.

Toussaint_10

Pour ma part, j'ai suivi le pélerinage d'un air grave de 0 à au moins 14 ans si mes souvenirs sont bons, n'ayant échappé qu'une ou deux fois au rituel pour cause d'oreillons (la deuxième fois étant un prétexte, ça n'a pas marché). Et ces dimanches étaient durs. Et longs. Et gris. Mais j'ai résité. L'aspect pénible résidait dans l'obligation de rester à l'intérieur à écouter les conversations des grands, sans cousins ou cousines de mon age pour jouer à rien.

Et maintenant avec un peu de recul, je me rends compte que c'était bien là une des rares occasions de se retrouer en famille.

Je devrai en profiter de l'occasion. Pas pour visiter les morts, non, mais plutôt visiter les vivants. Cette année encore, j'ai faillit.

L'année dernière, je faisais la tournée des cimetières pour regarder les gens. Les vieux souvent. Pour essayer de savoir si c'est la peur ou la sagesse qui les poussent à aller se pencher au devant de leur passé.

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20 octobre 2006

Meeting PS du 19 Octobre à Clermont-Ferrand / Le débat à l'investiture socialiste avec : Segolene Royal, DSK et Laurent Fabius

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Soirée débat à Clermont.
Un pool Gamma comme images pour la presse et
surtout celles-ci : un coup d'œil différent.

Portraits des candidats et ambiance socialiste...

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04 juillet 2006

Prix de Diane-Hermès, Chantilly


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Le prix de Diane-Hermès pourrait récompenser chaque année le plus beau chapeau de ces gentes dâmes qui se presse sous le soleil exactement de l'hypodrome de Chantilly lors de cette dernière édition torride.

C'est aussi l'occasion de raffler la mise exceptionnelle pour des parieurs habituels, juste de l'autre côté de la barrière.

Du côté des chapeaux, sans ma casquette de photographe, sans la prétention du sujet, je me suis contenté de cadrer ça et là, poussé par ma curiosité...

album_Diane-Hermès

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02 juillet 2006

Bupapest

buda_19Aller à Budapest. Pas un sujet. Continuer l'insatiable valse des instantannés. Parce qu'il n'y a pas besoin de sujet pour photographier.
Il suffit de décider du cadre et de l'instant, pour trancher dans la lumière présente.
Le sujet est important quand on veut raconter des histoires. Mon histoire n'a pas besoin d'être raconté. J'ai un sujet quand je parle des autres.
Il est bien plus facile d'exister en regardant les autres. La seule raison qui vaut la peine de montrer ce ramassis d'égoïsme, c'est que je me préoccupe encore à cadrer la réalité. Celle de tout le monde.

Album_Budapest


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